Installer un poste de travail léger avec Xfce sous CentOS 7

Logo CentOSCet article décrit pas à pas et de manière détaillée l’installation d’un poste de travail léger de qualité entreprise basé sur CentOS 7 et l’environnement de bureau Xfce. Pour plus de détails, lire la documentation officielle. CentOS 7 est officiellement supporté jusqu’au 30 juin 2024. On choisira cette branche sur du matériel raisonnablement récent qui supporte un OS 64-bits. L’installateur de CentOS 7 requiert au moins 1 Go de RAM. Sur une machine disposant de moins de mémoire vive ou dotée d’un processeur 32-bits, on pourra opter pour CentOS 6.

Pour en savoir plus sur la configuration de Xfce, on pourra également lire cet article.

Xfce CentOS

Le poste de travail présenté ici offre une série d’améliorations par rapport à un poste de travail CentOS standard.

  • L’esthétique de l’environnement Xfce est améliorée de manière significative.
  • Plank, Whiskermenu et Caja rendent le bureau bien plus fonctionnel.
  • Une panoplie d’applications populaires est installée pour toutes les tâches courantes.
  • Les codecs et plug-ins multimédia permettent de gérer les contenus audio et vidéo.
  • Les polices TrueType offrent une meilleure interopérabilité avec l’univers Microsoft.
  • Infinality permet d’obtenir un affichage aussi net que sur les systèmes de chez Apple.

Support d’installation

On choisira le CD minimal, mais rien n’empêche d’utiliser le DVD.

  • CentOS-7-x86_64-Minimal-1708.iso
  • CentOS-7-x86_64-DVD-1708.iso

Graver le CD ou le DVD à partir de l’ISO téléchargé.

Sur les machines dépourvues de lecteur optique, il faudra confectionner une clé USB d’installation. L’image ISO est hybride et peut s’écrire directement sur une clé USB.

# dd if=CentOS-7-x86_64-Minimal-1708.iso of=/dev/sdX

Démarrage

Débrancher clés USB, disques externes et autres périphériques amovibles. Autrement l’installateur les proposera au formatage.

Sur un ordinateur portable, il vaut mieux passer par une connexion cablée le temps de l’installation. La connexion wifi sera réglée en mode graphique par NetworkManager une fois que le bureau sera installé.

Langue et clavier

Dans l’écran de bienvenue, sélectionner la langue (Français) et la localisation (Français – France). La disposition du clavier sera définie par le biais de l’écran principal de l’installateur.

Interfaces réseau

Le réseau n’est pas activé par défaut, il faut donc songer à l’activer explicitement.

Les noms des interfaces réseau ont changé avec cette nouvelle version. Désormais, on n’a plus affaire à eth0, eth1, eth2, wlan0, etc. Le nouveau schéma de nommage est moins arbitraire et offre davantage de consistance en se basant sur l’emplacement physique de la carte dans la machine.

  • enp2s0
  • enp3s0
  • enp3s1
  • etc.

Date et heure

Vérifier si le fuseau horaire (Europe/Paris) est correctement configuré. Éventuellement, activer Heure du réseau et vérifier les serveurs NTP.

Désactivation de Kdump

Kdump est un mécanisme de capture lors du plantage d’un noyau. Il peut être désactivé.

Partitionnement manuel

L’outil de partitionnement graphique de CentOS n’est pas très intuitif. Voici un exemple de schéma de partitionnement courant.

  • une partition /boot de 500 MiB, formatée en ext2
  • une partition /boot/efi de 100 MiB sur les systèmes EFI
  • une partition swap, équivalent à la RAM disponible
  • une partition principale, formatée en ext4

Sur une station de travail munie de deux disques durs, on choisira le RAID 1.

  1. Cliquer sur Destination de l’installation.
  2. Vérifier si le ou les disques durs sont bien sélectionnés.
  3. Cocher Je vais configurer le partitionnement et cliquer sur Terminé.
  4. Dans le menu déroulant, sélectionner Partition standard au lieu de LVM.

Partition /boot

La taille de la partition /boot sera relativement réduite. Il faudra veiller à ne pas laisser s’entasser les vieux kernels sous peine de la remplir assez rapidement.

  1. Cliquer sur le bouton “+” pour créer un nouveau point de montage.
  2. Créer le point de montage /boot avec une capacité de 500 MiB.
  3. Définir le type de périphérique standard ou RAID 1.
  4. Choisir le système de fichiers ext2 et l’étiquette boot.
  5. Confirmer Mise à jour des paramètres.

Partition EFI

Sur les systèmes UEFI, il faut créer un point de montage /boot/efi pour une partition de type EFI, au début du disque.

  1. Cliquer sur le bouton “+” pour créer un point de montage.
  2. Créer le point de montage /boot/efi et spécifier une taille de 100 MiB.
  3. Définir le type de périphérique standard.
  4. Choisir le système de fichiers EFI System Partition et l’étiquette efi.
  5. Confirmer Mise à jour des paramètres.

Partition swap

Dans certains cas, la partition swap pourra être reléguée à la fin du disque par l’installateur pour une utilisation optimale.

  1. Cliquer sur le bouton “+” pour créer un autre point de montage.
  2. Créer le point de montage swap en spécifiant sa capacité en GiB.
  3. Définir le type de périphérique standard ou RAID 1.
  4. Choisir l’étiquette swap.
  5. Confirmer Mise à jour des paramètres.

Partition principale

La partition principale occupera tout l’espace disque restant.

  1. Cliquer sur le bouton “+” pour créer un dernier point de montage.
  2. Créer le point de montage / sans spécifier la capacité souhaitée.
  3. Définir le type de périphérique standard ou RAID 1.
  4. Choisir le système de fichiers ext4 et l’étiquette root.
  5. Confirmer Mise à jour des paramètres, puis Terminé.

Choix des paquets

Dans l’écran de sélection des logiciels du DVD, on optera pour le groupe de paquets Installation minimale proposé par défaut. Le CD minimal ne laisse pas le choix de toute façon.

Utilisateur initial

Créer un utilisateur provisoire install. Éventuellement, cocher l’option Faire de cet utilisateur un administrateur pour l’ajouter au groupe wheel et lui permettre d’utiliser sudo. Cet utilisateur sera supprimé une fois l’installation terminée.

Démarrer le service RNGD

Il se peut que tous les services du système n’aient pas démarré comme prévu.

# systemctl status
● amandine
  State: degraded
   Jobs: 0 queued
 Failed: 1 units
 ...

Afficher le service fautif.

# systemctl --failed
  UNIT         LOAD   ACTIVE SUB    DESCRIPTION
● rngd.service loaded failed failed Hardware RNG 
  Entropy Gatherer Daemon

RNGD, c’est le générateur d’entropie du système. Dans sa configuration par défaut, il se base sur un périphérique /dev/hwrandom qui n’existe pas sur notre machine. Pour corriger ce comportement, il faut éditer le fichier de configuration du service.

# /usr/lib/systemd/system/rngd.service
[Unit]
Description=Hardware RNG Entropy Gatherer Daemon

[Service]
ExecStart=/sbin/rngd -f -r /dev/urandom

[Install]
WantedBy=multi-user.target

Recharger la configuration.

# systemctl daemon-reload

Démarrer le service et vérifier son statut.

# systemctl start rngd.service
# systemctl status rngd.service
● rngd.service - Hardware RNG Entropy Gatherer Daemon
   Loaded: loaded (/usr/lib/systemd/system/rngd.service; ...

Configuration provisoire du réseau

L’installation par défaut ne fournit pas la commande ifconfig, qui fait partie du paquet net-tools. Dans un premier temps, il faudra afficher la configuration réseau en utilisant la commande ip fournie par le paquet iproute2.

# ip address
1: lo: <LOOPBACK,UP,LOWER_UP> mtu 65536 qdisc noqueue state UNKNOWN 
 ...
2: enp2s0: <BROADCAST,MULTICAST,UP,LOWER_UP> mtu 1500 
   qdisc mq state UP qlen 1000
 link/ether 2c:27:d7:15:54:a1 brd ff:ff:ff:ff:ff:ff
 inet 192.168.1.2/24 brd 192.168.1.255 scope global dynamic enp2s0
 ...
3: enp3s0: <BROADCAST,MULTICAST,UP,LOWER_UP> mtu 1500 
 ...
# ip route
default via 192.168.1.1 dev enp2s0

Mise à jour initiale

Installer le paquet deltarpm, qui permet d’accélérer la procédure de mise à jour en téléchargeant la différence binaire entre un paquet et son correctif.

# yum install deltarpm

Procéder à la mise à jour initiale de l’installation.

# yum update

Redémarrer.

# systemctl reboot

Installer l’éditeur Vim

Pour faciliter l’édition des fichiers de configuration, on peut déjà installer l’éditeur de texte Vim.

# yum install vim-enhanced

Faire le ménage dans les kernels

Le paquet yum-utils nous facilitera la tâche.

# yum install yum-utils

Afficher les kernels installés.

# rpm -q kernel
kernel-3.10.0-327.el7.x86_64
kernel-3.10.0-327.13.1.el7.x86_64

Supprimer l’ancien kernel.

# package-cleanup --oldkernels --count=1

L’option --count=x spécifie le nombre de kernels que l’on souhaite garder.

Éditer /etc/yum.conf et définir le nombre de kernels à préserver.

# /etc/yum.conf
...
installonly_limit=2
...

Récupérer les scripts d’installation

Installer Git.

# yum install git

Récupérer mes scripts et mes fichiers de configuration.

# cd
# git clone https://github.com/kikinovak/centos

Les répertoires centos/el7/install/ et centos/el7/xfce contiennent une série de scripts qui facilitent la configuration post-installation.

Élaguer l’installation initiale

Dans certains cas, il est souhaitable d’élaguer une installation existante pour revenir à un système de base plus épuré. Pour ce faire, je fournis le script 00-elaguer-paquets.sh dans le répertoire centos/el7/install/. Ce script se charge de supprimer tous les paquets qui ne font pas partie du système de base à proprement parler, c’est-à-dire l’équivalent de ce que l’on obtient lorsqu’on effectue une installation minimale.

# cd centos/el7/install
# ./00-elaguer-paquets.sh

Le script se sert de la liste de paquets centos/el7/pkglists/minimal qui a été établie auparavant moyennant la commande suivante.

# rpm -qa --queryformat '%{NAME}\n' | sort > minimal

Afficher la vue d’ensemble sur les groupes de paquets.

# yum group list hidden | less

Il faudra rectifier à la main le statut des groupes installés.

# yum group mark remove "Core"
# yum group mark remove "Base"

Configurer les dépôts de paquets officiels

Éditer /etc/yum.repos.d/CentOS-Base.repo et activer les dépôts [base], [updates] et [extras] avec une priorité maximale.

# /etc/yum.repos.d/CentOS-Base.repo
[base]
enabled=1
priority=1
name=CentOS-$releasever - Base
...
[updates]
enabled=1
priority=1
name=CentOS-$releasever - Updates
...
[extras]
enabled=1
priority=1
name=CentOS-$releasever - Extras
...

Laisser le dépôt [centosplus] désactivé.

# /etc/yum.repos.d/CentOS-Base.repo
...
[centosplus]
enabled=0
name=CentOS-$releasever - Plus
...

Configurer le dépôt CR

Le dépôt CR (Continuous Release) permet d’obtenir les dernières mises à jour et de migrer en douceur vers la prochaine version mineure de CentOS avant la sortie de l’ISO officiel.

La commande yum-config-manager fournie par le paquet yum-utils permet d’activer ce dépôt.

# yum-config-manager --enable cr

Éditer le fichier /etc/yum.repos.d/CentOS-CR.repo en définissant la même priorité que pour les dépôts officiels.

[cr]
name=CentOS-$releasever - cr
baseurl=http://mirror.centos.org/centos/$releasever/cr/$basearch/
gpgcheck=1
gpgkey=file:///etc/pki/rpm-gpg/RPM-GPG-KEY-CentOS-7
enabled=1
priority=1

Configurer le dépôt tiers EPEL

Le dépôt tiers EPEL (Extra Packages for Enterprise Linux) fournit des paquets qui ne sont pas inclus dans la distribution CentOS. Une fois que le dépôt officiel [extras] est configuré, le dépôt EPEL peut se configurer très simplement à l’aide du paquet correspondant.

# yum install epel-release

Définir les priorités du dépôt EPEL.

# /etc/yum.repos.d/epel.repo
[epel]
enabled=1
priority=10
name=Extra Packages for Enterprise Linux 7 - $basearch
...

[epel-debuginfo]
enabled=0
name=Extra Packages for Enterprise Linux 7 - $basearch - Debug
...

[epel-source]
enabled=0
name=Extra Packages for Enterprise Linux 7 - $basearch - Source
...

Activer les priorités

Installer le plug-in yum-plugin-priorities.

# yum install yum-plugin-priorities

Vérifier s’il fonctionne correctement.

# yum check-update
Loaded plugins: fastestmirror, priorities
Loading mirror speeds from cached hostfile
 * base: mirror.plusserver.com
 * epel: mirrors.neterra.net
 * extras: centos.mirror.ate.info
 * updates: mirrors.ircam.fr
125 packages excluded due to repository priority protections

Configurer le dépôt tiers Nux-Dextop

Le dépôt tiers Nux-Dextop fournit des paquets orientés poste de travail et multimédia. Il a besoin du dépôt EPEL pour fonctionner correctement.

Aller sur le site du projet, naviguer vers le répertoire nux/dextop/el7/x86_64/, télécharger et installer le paquet nux-dextop-release.

# yum localinstall nux-dextop-release-*.rpm

Activer le dépôt [nux-dextop] avec une priorité de 10.

# /etc/yum.repos.d/nux-dextop.repo
[nux-dextop]
name=Nux.Ro RPMs for general desktop use
baseurl=http://li.nux.ro/download/nux/dextop/el7/$basearch/ 
enabled=1
priority=10
gpgcheck=1
gpgkey=file:///etc/pki/rpm-gpg/RPM-GPG-KEY-nux.ro
protect=0

Laisser le dépôt [nux-dextop-testing] désactivé, en lui attribuant une priorité de 10.

# /etc/yum.repos.d/nux-dextop.repo
[nux-dextop-testing]
name=Nux.Ro RPMs for general desktop use - testing
baseurl=http://li.nux.ro/download/nux/dextop-testing/el7/$basearch/
enabled=0
priority=10
gpgcheck=1
gpgkey=file:///etc/pki/rpm-gpg/RPM-GPG-KEY-nux.ro
protect=0

Configurer le dépôt tiers Adobe

Ce dépôt nous servira uniquement pour le plugin Macromedia Flash.

  1. Aller sur le site d’Adobe.
  2. Tout en bas de la page d’accueil, suivre le lien Flash Player.
  3. Sur la page de sélection, choisir le système d’exploitation (Linux 64-bit) et la version (Flash Player YUM).
  4. Télécharger le paquet adobe-release et installer ce paquet.
# yum localinstall adobe-release-*.rpm

Configurer le dépôt [adobe-linux-x86_64] avec une priorité de 10 :

# /etc/yum.repos.d/adobe-linux-x86_64.repo
[adobe-linux-x86_64]
name=Adobe Systems Incorporated
baseurl=http://linuxdownload.adobe.com/linux/x86_64/
enabled=1
priority=10
gpgcheck=1
gpgkey=file:///etc/pki/rpm-gpg/RPM-GPG-KEY-adobe-linux

Configurer le dépôt tiers ELRepo

Le dépôt ELRepo est un autre dépôt tiers pour CentOS, qui se concentre sur les drivers.

  • systèmes de fichiers
  • cartes graphiques
  • cartes réseau
  • cartes son
  • webcams
  • etc.

Aller sur le site du projet, télécharger et installer le paquet elrepo-release pour les versions 7.x.

# yum localinstall elrepo-release-*.rpm

Désactiver l’ensemble des dépôts [elrepo].

# /etc/yum.repos.d/elrepo.repo 
[elrepo]
enabled=0
...
[elrepo-testing]
enabled=0
...
[elrepo-kernel]
enabled=0
...
[elrepo-extras]
enabled=0
...

On activera ce dépôt ponctuellement en cas de besoin.

# yum --enablerepo=elrepo install nvidia-detect

Installer les outils de base

Le script 01-installer-outils.sh installe une poignée d’outils en ligne de commande qui ne sont pas fournis par l’installation par défaut.

# cd /root/centos/el7/install
# ./01-installer-outils.sh

Agrémenter la console

Le script 02-configurer-base.sh agrémente la console pour root et les utilisateurs.

# ./02-configurer-base.sh

Outre la personnalisation du shell, le script se charge également de peaufiner la configuration de l’éditeur Vim.

Prendre en compte la personnalisation du shell pour root.

# source ~/.bashrc

Passer SELinux en mode permissif

Éditer le fichier /etc/selinux/config.

# /etc/selinux/config
SELINUX=permissive
SELINUXTYPE=targeted

À partir de là, on va récolter les éventuelles alertes SELinux.

Désactiver l’IPv6

Créer un fichier /etc/sysctl.d/disable-ipv6.conf et l’éditer comme ceci.

# /etc/sysctl.d/disable-ipv6.conf
# Disable IPv6
net.ipv6.conf.all.disable_ipv6 = 1
net.ipv6.conf.default.disable_ipv6 = 1

La désactivation de l’IPv6 peut entraîner des problèmes avec le service SSH. Il faut donc adapter sa configuration en conséquence.

Éditer /etc/ssh/sshd_config et spécifier les directives suivantes.

# /etc/ssh/sshd_config 
...
AddressFamily inet
ListenAddress 0.0.0.0
...

La directive inet désigne l’IPv4 et inet6 l’IPv6. Là aussi, les modifications seront prises en compte au prochain redémarrage.

Désactiver le pare-feu

Sur un poste de travail, un pare-feu n’a pas beaucoup de sens à partir du moment où l’on pense à désactiver les services inutiles.

Arrêter le pare-feu.

# systemctl stop firewalld

Supprimer le démon correspondant.

# yum remove firewalld

À partir de là, on a toujours la possibilité de configurer un pare-feu traditionnel avec iptables.

Installer le serveur graphique

Installer le système X Window.

# yum groupinstall "X Window System"

Au prochain redémarrage, CentOS affichera un dialogue d’acceptation de licence. La  logique de ce dialogue est quelque peu déroutante. Voici ce qu’il faut faire, dans l’ordre.

  1. Appuyer sur [1] pour afficher la licence.
  2. Appuyer sur [2] pour accepter la licence.
  3. Appuyer sur [C] pour continuer le démarrage initial.
  4. Appuyer sur [C] une deuxième fois pour confirmer le tout.

L’installation et la configuration du serveur graphique sont traitées un peu plus en détail dans cet article.

Si vous disposez d’une carte graphique NVidia, jetez un oeil ici.

Système invité VirtualBox

Si l’on a installé CentOS comme système invité VirtualBox, la résolution du bureau sera trop réduite pour pouvoir travailler correctement.

Installer les paquets prérequis pour la compilation des drivers.

# yum install gcc kernel-devel dkms

Insérer l’image CD des Additions Invité et lancer la compilation.

# mount /dev/cdrom /mnt
# cd /mnt
# ./VBoxLinuxAdditions.run

Installer l’environnement Xfce

L’environnement Xfce est fourni par le dépôt EPEL, par le groupe de paquets du même nom. Notez que ce groupe installe le gestionnaire de connexion GDM.

# yum groupinstall Xfce

Installer les applications

Le script installer-xfce.sh dans le répertoire centos/el7/xfce récupère une panoplie cohérente d’applications, de codecs et de plug-ins. Il supprime une poignée de paquets inutiles et installe également une poignée de polices TrueType ainsi qu’une collection de fonds d’écran.

# cd /root/centos/el7/xfce
# ./installer-xfce.sh

Le script nettoyer-menus.sh dans ce même répertoire remplace les entrées de menu Xfce par des entrées de menu personnalisées plus cohérentes et plus lisibles.

# ./nettoyer-menus.sh

Installer le profil Xfce

Enfin, le script installer-profil.sh installe une configuration personnalisée du bureau Xfce pour les futurs utilisateurs.

# ./installer-profil.sh

Créer un utilisateur

Maintenant que le profil par défaut est installé, on peut créer un ou plusieurs utilisateurs. On l’ajoutera éventuellement au groupe wheel.

# useradd -c "Nicolas Kovacs" kikinovak
# passwd kikinovak
# usermod -a -G wheel kikinovak

Se connecter en tant que ce nouvel utilisateur et supprimer l’utilisateur initial.

# userdel -r install

Premier lancement du bureau

Basculer manuellement en mode graphique.

# systemctl isolate graphical.target

Si tout se passe bien, le gestionnaire de connexion GDM s’affiche. Au cas où votre installation comporte un autre gestionnaire de fenêtres que Xfce (par exemple WindowMaker), il faudra explicitement définir la Session Xfce avant de fournir le mot de passe.

GDM Xfce

Si tout se passe bien, Xfce s’affiche dans la configuration par défaut. À partir de là, on peut définir la session graphique au démarrage de manière permanente.

# systemctl set-default graphical.target

Configurer le réseau sur un poste de travail

Dans la configuration par défaut, le réseau est géré par NetworkManager, qui est pratique sur un portable, mais ne sert pas à grand-chose sur un poste de travail ou une station de travail. Notons au passage que contrairement à ce qui se dit dans des blogs un peu partout sur le Web, NetworkManager n’est pas nécessaire pour la gestion du réseau. C’est juste une couche d’abstraction et de complexité supplémentaire, et dont on peut aisément se passer.

# systemctl stop NetworkManager
# yum remove NetworkManager

Voici un exemple de configuration simple.

# /etc/sysconfig/network-scripts/ifcfg-enp2s0
DEVICE=enp2s0
TYPE=Ethernet
ONBOOT=yes
BOOTPROTO=dhcp

Si l’on gère les noms d’hôtes de manière centralisée avec Dnsmasq, il faut supprimer les occurrences correspondantes dans /etc/hosts.

# /etc/hosts
127.0.0.1 localhost.localdomain localhost

Le fichier /etc/hostname devra juste contenir ceci.

localhost

Configurer le réseau sur un portable

Sur un ordinateur portable, on utilisera le NetworkManager et l’applet correspondant network-manager-applet, qu’il faudra installer.

# yum install network-manager-applet

Pour éviter les conflits, il vaut mieux supprimer les fichiers ifcfg-<interface> dans /etc/sysconfig/network-scripts et garder uniquement ifcfg-lo. Ensuite, il suffit de vérifier si NetworkManager est actif.

# systemctl status NetworkManager

Remerciements

Merci à Frédéric Bézies pour le beta-testing et les nombreuses suggestions, ainsi que la vidéo d’installation très détaillée.

Ce contenu a été publié dans CentOS, Documentation Microlinux, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

7 réponses à Installer un poste de travail léger avec Xfce sous CentOS 7

  1. Bonjour.

    Une simple remarque d’ordre purement pratique : dommage qu’il n’y ait pas une section pour rajouter le support d’une imprimante si le besoin s’en fait sentir, mais ce n’est pas non plus ultra-super compliqué à faire !

    PS : de rien pour le bêta-test et les suggestions 😀

    • kikinovak dit :

      Dans les réseaux que je gère, j’utilise à peu près exclusivement les imprimantes de la marque HP, vu qu’elles sont toutes très bien supportées par HPLIP. Voici une page avec des instructions détaillées pour l’installation et la configuration d’une HP sous CentOS.

      https://blog.microlinux.fr/hplip-centos/

      Les captures d’écran proviennent de ma station de travail avec KDE, mais ça se configure pareil avec Xfce.

      Je compte écrire d’autres articles sur d’autres imprimantes comme les Canon ou les Epson, mais je n’ai rien de tel sous la main dans mon bureau. Ce sera donc à l’occasion, lorsque je tomberai sur ce genre de matériel.

  2. André Ray dit :

    Bravo, belle configuration. J’adore le look ! Testé en vrai sur un vieux powermate VL360, port réseau de la carte mère non reconnu ! obligé emprunté une carte temporairement. J’ai rajouté keepass pour les mots de passes. mp3 et Flac impeccables avec Audacious. J’ai ajouté Clementine, la lecture des mp3 ne fonctionne pas curieusement. Après recherche, il manque “gstreamer1-plugins-ugly.x86_64”, maintenant Clementine fonctionne.

    • kikinovak dit :

      Pour la carte réseau – et plus généralement pour le matériel non reconnu – la solution classique sous RHEL/CentOS passe par l’installation d’un kernel plus récent depuis le dépôt [elrepo-kernel]. Ce dépôt fournit deux kernels plus récents, kernel-ml (mainline) et kernel-lt (LTS). L’utilisation d’un de ces kernels résoudra très probablement votre problème de carte réseau. Jetez un oeil sur mon article récent sur l’installation de CentOS sur un MacBook Pro, où j’ai dû passer par l’installation d’un kernel-lt.

      https://blog.microlinux.fr/centos-7-macbook-pro/#rezo-fil

  3. Ping : Installer un poste de travail léger avec Xfce sous CentOS 7 - My Tiny Tools

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *