Poste de travail CentOS 6 + GNOME “aux petits oignons”

centos-logoCette page décrit de manière succincte l’installation d’un poste de travail de qualité entreprise basé sur CentOS 6 32-bits et l’environnement de bureau GNOME. Pour plus de détails, lire la documentation officielle. CentOS 6 est officiellement supporté jusqu’au 30 novembre 2020. On choisira cette branche sur du matériel obsolète qui ne supporte pas un OS 64-bits, comme par exemple les machines dotées de processeurs Intel Atom 32-bits ou Pentium-IV. L’installateur de CentOS requiert au moins 632 Mo de RAM.

Note importante : l’article initialement publié en janvier 2017 a été entièrement revu et corrigé. La procédure de post-installation est maintenant bien plus simple, étant donné qu’elle est à peu près entièrement scriptée.

CentOS 6 GNOME

Le poste de travail présenté ici offre une série d’améliorations par rapport à un poste de travail CentOS standard.

  • L’environnement de bureau GNOME est plus agréable à l’oeil.
  • Une panoplie d’applications populaires est installée pour toutes les tâches courantes.
  • Les codecs et plug-ins multimédia permettent de gérer les contenus audio et vidéo.
  • Les polices TrueType offrent une meilleure interopérabilité avec l’univers Microsoft.
  • Infinality permet d’obtenir un affichage aussi net que sur les systèmes de chez Apple.

Support d’installation

Pour l’installation d’un poste de travail, on choisira le DVD.

  • CentOS-6.9-i386-bin-DVD1.iso

Graver le DVD à partir de l’ISO téléchargé.

Sur les machines dépourvues de lecteur optique, il faudra confectionner une clé USB d’installation. Depuis CentOS 6.5, l’image ISO est hybride et peut s’écrire directement sur une clé.

# dd if=CentOS-6.9-i386-DVD1.iso of=/dev/sdX

Démarrage

Débrancher clés USB, disques externes et autres périphériques amovibles. Autrement l’installateur les proposera au formatage.

Depuis la version 6.0, l’installateur en mode texte est tronqué de quelques fonctionnalités essentielles comme le partitionnement personnalisé. Il faut donc utiliser l’installateur graphique proposé par défaut.

Sur un ordinateur portable, il vaut mieux passer par une connexion cablée le temps de l’installation. La connexion wifi sera réglée en mode graphique par NetworkManager une fois que le bureau sera installé.

Partitionnement

Choisir l’option Créer un partitionnement personnalisé.

  • une partition /boot de 200 Mo, formatée en ext2
  • une partition d’échange égale à la quantité de RAM
  • une partition principale formatée en ext4

Réseau

Le réseau n’est pas activé par défaut, il faut donc songer à l’activer explicitement. Cliquer sur Configurer le réseau, sélectionner l’interface réseau que l’on souhaite configurer, cliquer sur Modifier et cocher la case Connecter automatiquement. Dans la configuration par défaut, le réseau est géré par NetworkManager. On pourra peaufiner cette configuration par la suite.

Choix des paquets

Opter pour la sélection Minimal Desktop.

Redémarrage initial

Accepter le contrat de licence, créer un utilisateur install initial et désactiver Kdump.

Récupérer le script de post-installation

L’utilitaire git ne fait pas partie d’une installation par défaut. Il va donc falloir l’installer.

# yum install git

Ensuite, récupérer le contenu de mon dépôt Github.

# cd
# git clone https://github.com/kikinovak/centos-6-desktop-gnome

Si l’on souhaite récupérer le dépôt en lecture/écriture, il faudra invoquer la commande comme ceci.

# git clone https://kikinovak@github.com/kikinovak/...

Il se peut qu’on se retrouve confronté au message d’erreur suivant.

(gnome-ssh-askpass:2340): Gtk-WARNING **: cannot open display
SSH_ASKPASS :

Dans ce cas, il suffit de supprimer la variable d’environnement SSH_ASKPASS.

# unset SSH_ASKPASS

Lancer le script de post-installation

Le répertoire centos-6-desktop-gnome contient un script postinstall.sh. Lancer ce script.

# cd centos-6-desktop-gnome
# ./postinstall.sh

L’affichage du script est assez laconique. Pour en savoir un peu plus sur le détail et la progression des opérations, on peut ouvrir un deuxième terminal et afficher le fichier journal “à chaud”, comme ceci.

# tail -f /tmp/postinstall.log

Le script se charge automatiquement des opérations suivantes.

  • Effectuer la mise à jour initiale du système.
  • Basculer SELinux en mode permissif.
  • Désactiver l’IPv6.
  • Personnaliser le shell Bash pour root et les utilisateurs.
  • Personnaliser la configuration de Vim.
  • Configurer les dépôts de paquets officiels de manière prioritaire.
  • Configurer les dépôts de paquets tiers : EPEL, Nux, Adobe, etc.
  • Installer une panoplie d’outils en ligne de commande.
  • Supprimer les applications inutiles.
  • Supprimer les polices TrueType exotiques qui encombrent les menus.
  • Installer une panoplie cohérente d’applications supplémentaires
  • Personnaliser les entrées du menu GNOME
  • Installer le profil par défaut des nouveaux utilisateurs.
  • Installer une panoplie de polices TrueType avec le rendu Infinality.
  • Installer une collection de fonds d’écran.

Remarque importante : SELinux est basculé en mode permissif de manière temporaire afin de permettre à l’administrateur de résoudre manuellement les éventuels blocages avant de rebasculer en mode renforcé.

Pour vous donner un ordre d’idée, j’ai testé le script sur une paire de vieux Dell Optiplex avec un processeur double coeur, 4 gigaoctets de RAM et une connexion ADLS à 20 Mbit/s, et ça a mouliné une bonne demi-heure. Vous avez donc largement le temps de boire un ou deux cafés en attendant que ça défile.

Créer un ou plusieurs utilisateurs

Une fois que le script est arrivé à terme, on peut créer un nouvel utilisateur. Si vous souhaitez qu’il puisse utiliser sudo, ajoutez-le au groupe wheel.

# useradd -c "Nicolas Kovacs" kikinovak
# passwd kikinovak
# usermod -a -G wheel kikinovak

Redémarrez le PC, connectez-vous et supprimez l’utilisateur install provisoire.

# userdel -r install

Configurer le réseau sur un poste de travail

Dans la configuration par défaut, aucune interface réseau à part lo n’est activée, et le réseau est géré par NetworkManager, dont on n’a pas forcément besoin sur un poste de travail.

# service NetworkManager stop
# chkconfig NetworkManager off

Voici un exemple de configuration simple.

# /etc/sysconfig/network-scripts/ifcfg-eth0
DEVICE=eth0
TYPE=Ethernet
ONBOOT=yes
BOOTPROTO=dhcp

Si l’on gère les noms d’hôtes de manière centralisée avec Dnsmasq, il faut supprimer les occurrences correspondantes dans /etc/hosts :

# /etc/hosts
127.0.0.1   localhost.localdomain localhost 

Le fichier /etc/sysconfig/network devra contenir ceci :

# /etc/sysconfig/network
NETWORKING=yes
HOSTNAME=localhost

Prendre en compte les modifications :

# service network restart

Configurer le réseau sur un portable

Sur un ordinateur portable, on utilisera le NetworkManager et l’applet correspondant NetworkManager-gnome. Pour éviter les conflits, il vaut mieux supprimer les fichiers ifcfg-<interface> dans /etc/sysconfig/network-scripts et garder uniquement ifcfg-lo. Ensuite, il suffit de vérifier si NetworkManager est actif.

# chkconfig --list NetworkManager

Désactiver les services inutiles

Lancer l’interface de configuration des services au démarrage.

# ntsysv --level 2345

Désactiver quelques services inutiles selon la configuration.

  • ip6tables
  • lvm2-monitor (si l’on n’utilise pas le LVM)
  • mdmonitor (si l’on n’utilise pas le RAID)
  • postfix

Compiz

Sur les machines équipées d’une carte graphique raisonnablement performante, on peut activer les effets 3D.

# yum install compiz-gnome

Pour activer Compiz, aller dans Système > Préférences > Effets du bureau > Compiz

CentOS 6 Compiz

Configuration de GNOME 2.28

GNOME Terminal :

  • Police : Fixed 12.
  • Définir la taille adaptée du terminal
  • Palettes prédéfinies du premier plan et de l’arrière plan : Gris sur noir.
  • Palette de couleurs : Tango.
  • Arrière-plan transparent 80 %.
  • Désactiver la barre de défilement.

Système > Préférences > Apparence :

  • Thème : Clearlooks > Personnaliser
  • Contrôles : MurrinaGilouche
  • Bordures de fenêtres : Bluecurve
  • Icônes : Elementary Xfce
  • Pointeur : dmz
  • Arrière-plan : par défaut

Système > Préférences > Applications préférées :

  • Navigateur Web : Firefox
  • Logiciel de messagerie : Thunderbird

Système > Préférences > Économiseur d’écran :

  • Thème Cosmos.
  • Considérer l’ordinateur inactif après : 30 minutes

Système > Préférences > Gestion des fichiers :

  • Comportement : Toujours ouvrir dans des fenêtres de navigation
  • Inclure une commande Supprimer qui ignore la corbeille

Tableau de bord supérieur :

  • Lanceurs rapides : Firefox, Thunderbird, LibreOffice, Nautilus
  • Verrouiller les lanceurs rapides au tableau de bord.

Supprimer les icônes Poste de Travail, Dossier personnel et Corbeille du bureau :

$ gconf-editor

Ouvrir apps > nautilus > desktop et décocher :

  • [ ] computer_icon_visible
  • [ ] home_icon_visible
  • [ ] trash_icon_visible

GNOME enregistre tous les réglages individuel dans ~/.gconf/. Il suffit de copier cette arborescence vers /etc/skel/ avant de créer un nouvel utilisateur.

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