OmegaTLa semaine dernière, j’ai intégré officiellement l’équipe des contributeurs du Linux Professional Institute, l’organisme chargé des certifications pour les administrateurs et les développeurs Linux. Un grand pas pour moi, un petit pas pour l’humanité.

Le LPI fournit une documentation en ligne gratuite, assez complète et plutôt bien faite, qui permet de se préparer aux examens LPIC-1 101 et LPCI-1 102. Pour l’instant, cette documentation existe en anglais, avec des traductions partielles disponibles en espagnol, en portugais, en japonais et en allemand. Mon travail au LPI dans les semaines et les mois à venir consiste à traduire toute cette documentation en français.

La documentation originale est écrite en AsciiDoc. Elle est stockée sur le serveur Git du LPI, et les traducteurs du projet sont censés utiliser l’outil de TAO (Traduction Assistée par Ordinateur) OmegaT. Notons ici que tout est organisé de manière très professionnelle, et que le LPI met à disposition des contributeurs une série de documents bien ficelés comme le LPI Style Guide et le LPI Translation Guide.

InfoOmegaT n’est pas un outil de traduction automatique comme Google Translate ou DeepL. C’est une mémoire de traduction qui permet notamment de travailler avec des traductions segmentées sous différents formats.

Les dépôts officiels et tiers de ma distribution préférée (OpenSUSE Leap) ne fournissent aucun paquet binaire pour OmegaT. Je me rends donc sur le site du projet, je suis le lien Téléchargement, et dans la liste de liens de téléchargement en bas de la page, j’opte pour Linux avec JRE 64 bits. Je clique sur Télécharger et je récupère un fichier OmegaT_4.3.2_Linux_64.tar.bz2 de 216 Mo.

Je décompresse l’archive et je me place dans le répertoire nouvellement créé.

$ tar -xvjf OmegaT_4.3.2_Linux_64.tar.bz2
$ cd OmegaT_4.3.2_Linux_64/

Je lance le script d’installation linux-install.sh.

$ ./linux-install.sh
[sudo] Mot de passe de root : 

L’installation s’effectue dans l’arborescence /opt/omegat comme il se doit.

Curieusement, c’est en vain qu’on cherchera une nouvelle entrée de menu pour l’application. La documentation officielle suggère de passer par Alt+F2 pour démarrer l’application en invoquant le nom du binaire correspondant. Au lieu de cela, on va éditer un fichier /usr/share/applications/omegat.desktop pour créer une entrée de menu bien propre. Voici à quoi cela peut ressembler.

[Desktop Entry]
Name=Translation Memory
Name[de]=Übersetzungssoftware
Name[fr]=Logiciel de TAO
GenericName=OmegaT
Exec=/opt/omegat/OmegaT-default/OmegaT
Terminal=false
Type=Application
Encoding=UTF-8
Icon=/opt/omegat/OmegaT-default/images/OmegaT.ico
Categories=Office;

Une fois que j’ai mis à jour les entrées de menu (update-desktop-database), OmegaT apparaît dans la catégorie Applications > Bureautique de mon bureau KDE.

OmegaT

L’écran d’accueil d’OmegaT affiche un mini-tutoriel qui permet une prise en main rapide des fonctionnalités essentielles de l’application.

OmegaT

Après avoir travaillé une journée avec OmegaT sur les fichiers fournis par le LPI, j’ai pu me rendre compte que dans la panoplie de raccourcis clavier de l’application, il y en a quatre dont je me sers très régulièrement.

  • Ctrl+N (Next) passe au prochain segment à traduire
  • Ctrl+P (Previous) revient au précédent segment
  • Ctrl+U (Untranslated) passe au prochain segment non traduit
  • Ctrl+S (Save) permet d’enregistrer son travail

OmegaT LPIC-1


La rédaction de cette documentation demande du temps et des quantités significatives de café espresso. Vous appréciez ce blog ? Offrez un café au rédacteur en cliquant sur la tasse.

 


0 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *