Verrouiller KDE en mode kiosk

Mode kioskL’environnement KDE 4.14 livré avec CentOS 7 est un remplacement idéal pour Microsoft Windows 7, 8 ou 10. C’est un environnement flexible et configurable, et c’est là aussi son talon d’Achille. En effet, il peut arriver que l’on tombe sur des utilisateurs un peu moins doués, qui ont la curieuse habitude de se tirer dans le pied et rendre leur poste de travail inutilisable en supprimant des composants essentiels de leur bureau.

De temps en temps, un utilisateur aura la mauvaise idée de déverrouiller les composants graphiques du bureau et de supprimer le tableau de bord inférieur du bureau. Du coup, plus de menu, plus de lanceur, plus d’accès aux applications, et pas la moindre idée de ce qu’il faut faire pour rétablir tout cela.

KDE mode kioskLa solution consiste donc à verrouiller ces parties essentielles du bureau pour qu’elles ne soient plus exposées à un clic malencontreux, tout en gardant la flexibilité nécessaire pour que le système reste adaptable aux besoins des utilisateurs. L’équipe de KDE fournit une documentation exhaustive sur le mode kiosk, avec des directives à n’en plus finir, et qui épuise aussi bien le sujet que le lecteur.

Heureusement pour nous, la solution à notre problème est d’une simplicité déconcertante. La configuration KDE de chaque utilisateur est stockée dans une multitude de fichiers rangés dans l’arborescence ~/.kde/share/config. Pour verrouiller le bureau d’un utilisateur, il suffit d’éditer le fichier plasma-desktop-appletsrc en ajoutant la directive [$i] dans une ligne au tout début du fichier, comme ceci :

[$i]
[ActionPlugins]
MidButton;NoModifier=paste
RightButton;NoModifier=contextmenu
wheel:Vertical;NoModifier=switchdesktop
...

KDE mode kioskUne fois que l’on a quitté KDE et qu’on s’est reconnecté, le bureau est verrouillé de telle sorte que ses composants essentiels ne peuvent plus être déverrouillés. L’utilisateur peut toujours modifier son fond d’écran et définir ses applications préférées dans les Favoris du menu Kickoff. En contrepartie, il ne peut plus supprimer par mégarde les composants essentiels de son bureau comme le tableau de bord ou l’aperçu du bureau.

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