Installation simple de CentOS 7

Logo CentOSCette page décrit de manière succincte l’installation et la configuration d’un système CentOS 7. Nous optons ici pour une installation minimale dépourvue d’interface graphique et réduite au minimum syndical de services. Toutes les applications – comme par exemple le serveur web Apache, le serveur de fichiers Samba ou une panoplie d’outils en ligne de commande – devront être installées par la suite selon les besoins individuels.

L’installateur de CentOS 7 requiert au moins 1 Go de mémoire vive ainsi qu’un processeur capable de faire tourner un OS 64-bits. Pour travailler plus sereinement, on préférera une machine dotée d’au moins 2 Go de RAM.

Notons que c’est surtout l’installateur qui se montre relativement gourmand en ressources. Une fois que CentOS est installé sur le disque, le système consomme moins de 100 Mo de RAM au repos.

Support d’installation

On choisira le CD minimal, mais rien n’empêche d’utiliser le DVD.

  • CentOS-7-x86_64-Minimal-1611.iso
  • CentOS-7-x86_64-DVD-1611.iso

Graver le CD ou le DVD à partir de l’ISO téléchargé.

Sur les machines dépourvues de lecteur optique comme par exemple les serveurs HP de la gamme Proliant Microserver, il faudra confectionner une clé USB d’installation. L’image ISO est hybride et peut s’écrire directement sur une clé USB.

# dd if=CentOS-7-x86_64-Minimal-1611.iso of=/dev/sdX

Démarrage

Débrancher clés USB, disques externes et autres périphériques amovibles. Autrement l’installateur les proposera au formatage. Évidemment, cela ne vaut pas pour la clé USB d’installation.

L’option par défaut Test this media & install CentOS Linux 7 permet de tester l’intégrité du support d’installation, ce qui n’est pas une mauvaise idée. Si l’on souhaite passer cette étape, on optera directement pour Install CentOS Linux 7

Enfin, l’option Run a memory test accessible via l’entrée de menu Troubleshooting permet d’effectuer un test minutieux de la mémoire vive du serveur, ce qui est recommandé pour une nouvelle installation.

Pour l’instant, nous laissons de côté les options Rescue a CentOS Linux system et Boot from local drive.

Langue et clavier

Dans l’écran de bienvenue, sélectionner la langue (Français) et la localisation (Français – France). La disposition du clavier sera définie par le biais de l’écran principal de l’installateur.

Nom d’hôte et réseau

Le réseau n’est pas activé par défaut, il faut donc songer à l’activer explicitement en cliquant sur le bouton en forme d’interrupteur, ce qui fait passer sa valeur de 0 à 1.

Notons au passage que les noms des interfaces réseau ont changé avec cette nouvelle version. Désormais, on n’a plus affaire à eth0, eth1, eth2, wlan0, etc. Le nouveau schéma de nommage est moins arbitraire et offre davantage de consistance en se basant sur l’emplacement physique de la carte dans la machine.

  • enp2s0
  • enp3s0
  • enp3s1
  • etc.

Pour le nom d’hôte de votre machine, choisissez-en un à votre convenance et notez-le en minuscules, en remplacement de localhost.localdomain par défaut. Voici quelques exemples pour vous donner une idée.

  • centosbox
  • serveur-linux
  • alphamule
  • grossebertha
  • etc.

Date et heure

Vérifier si le fuseau horaire (Europe/Paris) est correctement configuré. Éventuellement, activer Heure du réseau et vérifier les serveurs NTP.

Disposition du clavier

Si l’on souhaite remplacer le clavier AZERTY par un autre clavier, il faut mettre Français (variante) en surbrillance, cliquer sur le bouton pour le supprimer et sélectionner le clavier souhaité dans la liste des agencements.

Désactivation de Kdump

Kdump est un mécanisme de capture lors du plantage d’un noyau. Il peut être désactivé.

Partitionnement

Pour une première installation, on choisira le partitionnement automatique.

  1. Cliquez sur Destination de l’installation.
  2. Vérifiez si le disque dur est bien sélectionné.
  3. Gardez l’option Configurer automatiquement le partitionnement.
  4. Éventuellement, cochez Je voudrais libérer de l’espace pour faire de la place.
  5. Cliquez sur Terminé.
  6. Dans l’écran subséquent, supprimez toutes les partitions existantes le cas échéant. Cliquez sur Tout supprimer, puis sur Récupérer de l’espace, ce qui vous fait revenir à l’écran principal. L’installateur se chargera de calculer automatiquement le schéma de partitionnement et choisira les systèmes de fichiers adaptés.

Sélection de logiciels

Dans l’écran de sélection des logiciels du DVD, on optera pour le groupe de paquets Installation minimale proposé par défaut. Le CD minimal ne laisse pas le choix de toute façon.

À partir de là, on peut Démarrer l’installation.

Paramètres utilisateur

L’écran suivant vous somme de choisir un mot de passe administrateur et vous propose de créer un premier utilisateur “commun mortel”.

Un système Linux fait, en gros, la distinction entre deux types d’utilisateurs.

  1. Les utilisateurs du “commun des mortels” ont accès à certaines zones du système, si l’on peut dire. À condition que leur compte soit configuré correctement – nous verrons cela plus loin – ils ont suffisamment de droits pour travailler correctement mais, en aucun cas, une mauvaise manipulation de leur part ne pourra porter atteinte à l’intégrité du système. On peut comparer ce cas de figure à une entreprise où chaque employé possède son propre casier, son propre bureau avec ses propres tiroirs qui ferment à clé. Il bénéficie de l’infrastructure de l’entreprise et partage une partie de son travail s’il le souhaite, mais personne – à l’exception de l’administrateur root – ne pourra fouiner dans ses affaires personnelles.
  2. L’administrateur root, quand à lui, possède tous les droits sur la machine. C’est le vigile avec l’énorme trousseau de clés qui donne accès aux moindres recoins du bâtiment. Comme il a tous les droits, on l’appelle aussi parfois super-utilisateur.

Bien choisir son mot de passe

Linux a une préférence marquée pour les mots de passe compliqués, le genre de chaîne de caractères que vous obtenez lorsque le chat marche sur le clavier. 123456, 654321 ou le nom dudit chat ne sont pas de bons mots de passe, à moins que vous n’ayez l’habitude d’appeler votre animal domestique GnLpF3th ou Wgh8sTr5FgH. Vous verrez d’ailleurs que l’installateur protestera si le mot de passe que vous choisissez lui paraît trop simple. Dans ce cas, vous devrez soit en choisir un autre plus compliqué, soit confirmer par deux fois.

Créer un utilisateur

L’écran de création de l’utilisateur initial vous pose une série de questions. Rien ne vous oblige de respecter l’ordre Nom-Prénom dans le premier champ, et vous pouvez très bien indiquer Nicolas Kovacs, Gaston Lagaffe ou Jean-Kevin Tartempion.

En fonction de votre saisie initiale, l’installateur vous fera une suggestion pour le nom d’utilisateur, mais vous n’êtes pas obligé de la suivre. Il existe une série de règles et de conventions sur les systèmes Linux en ce qui concerne les noms d’utilisateur.

  • Il est interdit d’utiliser les caractères spéciaux et les espaces.
  • Préférez les lettres minuscules. C’est une convention, et rien ne vous empêche d’utiliser les majuscules.
  • Un nom d’utilisateur est généralement composé de la première lettre (initiale) du prénom, suivie du nom de famille. Là aussi, c’est une recommandation, et vous n’êtes pas obligé de vous y tenir.

Si nous respectons ces règles, l’utilisateur Gaston Lagaffe utilisera donc le nom d’utilisateur glagaffe, Jacques Martin s’identifiera sur le système en tant que jmartin, et le login de Jean-Kevin Tartempion ressemblera à quelque chose comme jktartempion.

Rien ne nous oblige pourtant à être aussi strict dans la définition du nom d’utilisateur. Kiki Novak pourra préférer kikinovak à knovak, Jean-Kevin Tartempion favorisera warlordz ou nemesis, Gaston Lagaffe utilisera un simple gaston, et rien n’empêchera Jean-Philippe Smet de s’identifier en tant que johnny, plus incisif que jpsmet.

Cochez éventuellement la case Faire de cet utilisateur un administrateur, mais c’est facultatif. Nous verrons plus loin ce que cela signifie.

Enfin, choisissez un mot de passe pour cet utilisateur, en respectant les mêmes règles que celles énoncées un peu plus haut pour le mot de passe root.

Il ne vous reste plus qu’à Terminer la configuration et à Redémarrer la machine. N’oubliez pas de retirer le support d’installation.

Redémarrage initial

L’ordinateur redémarre et vous affiche tout d’abord l’écran du chargeur de démarrage GRUB (GRand Unified Bootloader). Le réglagle par défaut prévoit un temps d’attente de cinq secondes avant le lancement automatique du système. Appuyez sur Entrée pour écourter ce délai et démarrer directement.

L’initialisation du système minimal se fait assez rapidement. Au terme du démarrage, vous vous retrouvez confronté à un message qui ressemble à peu de choses près à ceci :

CentOS Linux 7 (Core)
Kernel 3.10.0-514.el7.x86_64 on an x86_64

centosbox login: _

À l’heure actuelle, nous disposons de deux comptes sur notre machine.

  1. l’administrateur root
  2. l’utilisateur commun mortel (kikinovak par exemple)

Connectez-vous en tant qu’utilisateur normal. Notez que le mot de passe ne s’affiche pas sur l’écran.

centosbox login: kikinovak
Password: ********
[kikinovak@centosbox ~]$ _

Si tout s’est bien passé, vous vous retrouvez face à l’invite de commande.

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